Démission d’un bon collaborateur, la faute au manager ?

Un de vos bons collaborateurs vous annonce sa démission. Vous tombez des nues. Celle-là, vous ne l’attendiez pas. Mais pourquoi démissionne t’il ?

Certes, le turn over est tout à fait normal et même nécessaire pour le renouvellement des compétences dans une entreprise. Mais quand on a un bon collaborateur, on a envie de le garder plus longtemps. Il s’avère que ce type de collaborateurs a tendance à privilégier la qualité de sa mission et de son environnement. Son manager a donc une influence directe sur son comportement démissionnaire, bien plus importante qu’on ne peut l’imaginer. Il y a même des signes avant coureur qui peuvent être identifiés très tôt afin de réagir avant qu’il ne soit trop tard. Managers, si vous tenez à vos bons collaborateurs, ne sous-estimez pas votre capacité à les faire rester parmi vous.

Ce fait n’est pas nouveau à en croire les nombreux articles qui ont été publiés sur le sujet depuis de nombreuses années et dont je vous partage une sélection :

Cécile Roche, la directrice Lean du groupe Thales, est sensible, de par son approche Lean, à l’investissement sur le développement des personnes. Dans son article « Donner les moyens de partir et l’envie de rester…« , du 30 décembre 2016, elle évoque l’importance de la valorisation de la compétence des collaborateurs, notamment par la formation. Elle invite à considérer le capital humain au même niveau que le capital financier. Un bel objectif pour 2017 ?

Edit 23/01/2017 : Je viens de trouver un article dans la même thématique publié le 6 décembre 2016 : 10 raisons qui poussent vos meilleurs talents à vous quitter.

Edit 31/01/2017 : Si vous décidez de partir, partez avec classe plutôt qu’avec crasse. Suivez les conseils de Cadremploi pour gérer proprement votre départ.

Une année 2016 exceptionnelle

2016 aura été pour moi une année exceptionnelle ! Un feu d’artifice de bonnes choses !

C’est certainement l’année où j’ai le plus progressé dans ma carrière. C’est l’année de l’Agilité à l’échelle. L’année où mes coachings sont tous devenus plus gros (30 personnes et plus). L’année où ce que je n’osais pas faire n’est plus une difficulté pour moi. J’ai pris énormément de risques et cela a payé. Même si je n’ai pas été parfait sur tous les points.

En 2016, j’ai fait une moisson très riche de formations reçues, pour la plupart certifiantes, toutes dans la même thématique :

  • Lean Engineering, Thales
  • Certifié SAFe Agilist (SA) – Scaled Agile Framework
  • Certifié coach Agile niveau 1 et 2 (ICP-ATF & ICP-ACC) – ICAgile
  • Certifié Entreprise Agile – Unow

En 2016, j’ai donné 2 conférences ambitieuses (slides et vidéos disponibles derrière les liens) qui ont été le fil rouge de mon activité de l’année :

En 2016, j’ai travaillé en interne dans ma société sur des sujets de fond importants :

  • Rédaction d’un contrat Agile acceptable pour l’entreprise conjointement avec le service juridique
  • Construction d’un workshop Agile d’une journée pour l’ingénierie système (le cœur de métier de mon entreprise)
  • Réflexions avancées sur la transposition de l’Agile dans un contexte d’ingénierie système
  • Début des travaux sur l’Entreprise Agile

En 2016, j’ai du innover dans mes coachings.

Par exemple, l’un de mes commanditaires m’a dit avant de démarrer, « on veut faire de l’Agile, mais pas du Scrum ». A ma question « Pourquoi ? », il n’a pas su me répondre. Je suis entré en immersion dans le projet, de plus de 30 personnes, avec cet énoncé, pour finalement… ne jamais évoquer Scrum. Je les ai aidé à mettre en place des outils issus de Lean pour partager une vision et se synchroniser, à s’organiser pour avoir des rôles clairs de Product Owner et d’équipiers, et j’ai introduit en douceur le sprint planning, le daily meeting, la démo et la rétrospective. Mais on ne fait pas de Scrum 😉

Dans un autre coaching, mon commanditaire m’a appelé pour résoudre son petit problème, dans un contexte de plus de 30 personnes : « On a tout essayé, on n’arrive pas à anticiper et gérer nos dépendances entre plusieurs équipes ». J’ai introduit le Release day, inspiré de SAFe, avec un regroupement fonctionnel inter-équipes plutôt que par équipe. Cela n’a pas tout résolu, mais l’équipe en redemande. Elle a maintenant une vision claire à minimum trois mois. J’ai également introduit la notion de cellule PO, composée du PO, des proxy PO et des architectes logiciels, afin de préparer ce Release day et d’anticiper le futur.

En 2016, je n’ai donné que cinq formations Agiles de trois jours, dont une en anglais à Bucarest en Roumanie avec 39 personnes (épique !), ayant consacré mon énergie sur d’autres formations spécifiques d’une seule journée. Cette formation, à destination des développeurs, leur permet de mettre le pied à l’étrier sur l’Agilité et Scrum. Elle est composée à 50% d’ateliers et de jeux. En tant que formateur, quand je donne peu de formations, je suis frustré et j’ai envie de tout donner lorsqu’il y en a une. Et j’ai visiblement tout donné au vu d’une appréciation reçue qui m’a particulièrement marquée : « Très bon animateur qui transcende la formation grâce à ses valeurs humaines ».

Et annexement, cette nouvelle année a aussi été l’année de l’arrivée de mon second enfant. Une année très riche ! Et vous ?

Il est temps maintenant de parler de 2017, une année très prometteuse, dans la continuité de 2016.

 

Petit guide Lean à l’usage des managers

Cécile Roche est la directrice Lean du groupe Thales, le groupe pour lequel je travaille. En 2013, elle a publié le livre « Petit guide Lean à l’usage des Managers ». Sa volonté était d’écrire un livre concis qui permettrait aux managers et aux autres d’avoir une vision synthétique des valeurs portées par Lean sans pour autant rentrer dans les détails d’implémentation des outils proposés par Lean.

petit-guide-lean

J’ai lu ce livre début 2014 et j’ai même eu une dédicace de l’auteur mi 2014, merci Cécile. En 2015, un doute est venu dans ma tête. Y a-t-il une différence entre Lean et Agile ? Pour y répondre, j’ai voulu relire son livre, mais cette fois-ci en prenant des notes. Je me suis rendu compte que, bien que les outils du Lean soient différents de ceux de l’Agile, bien que Lean n’adresse pas exactement la même chose qu’Agile, les valeurs et les messages promus par Lean sont à 90% ceux que je transmets déjà lors d’une formation Agile. Ce qui me permet de conclure que Lean et Agile sont en fait très complémentaires. Vous en voulez la preuve ? Voici mes notes. Analyse. Lire la suite

Lean Lego Game, un jeu pour voir les différentes méthodes de travail

Cycle en V, Kanban, Scrum, etc… des méthodes différentes pour réaliser la même chose : un produit ! Mais comment comprendre les avantages et les inconvénients de chaque méthode en 2 heures ? Avec des Legos bien sur ! Le Lean Lego game est un jeu qui permet d’expérimenter les différentes méthodes et comprendre rapidement leurs différences.

J’ai eu la chance de découvrir ce jeu lors du meetup « Jeux en Kanban … retenter votre chance » du French Kanban User Group le 17 juin 2014. Oui, j’avoue, je suis en retard pour le compte rendu. L’animateur du jeu était Yannick Quenec’­hdu. Ce jeu n’est pas tout jeune puisqu’il a été joué la première fois en 2008, à Buenos Aires en Argentine. Il est la création de Danilo Sato. A partir de son site, vous avez la possibilité de le contacter pour obtenir un set d’animation du jeu. Il y a également des slides qui présentent le jeu. Le principe du jeu est également décrit sur le site Lean Simulations.

En résumé, nous devons dérouler le même jeu par équipes de 8 personnes. Deux équipes fonctionnent en parallèle soit 16 personnes en tout. Dans le premier déroulé, nous pratiquons le cycle en V. Notre production est limitée et le stock est énorme. Le stock, c’est de l’argent. Il va donc en déduction de nos recettes. Bilan : avec le cycle en V, nous perdons de l’argent. Ensuite, nous testons respectivement Scrum, Kanban puis Lean. Et à chaque fois, on s’améliore. Le but du jeu était de fabriquer le plus de petites maisons comme sur la photo ci-dessous.

En utilisant le même temps, avec le cycle en V, nous avons pu construire 3 maisons alors qu’avec la meilleur des méthodes, nous avons pulvérisé tous les records, de mémoire 34 mais je n’en suis pas certain. Yannick lui-même n’y croyait pas ! Ce jeu est un excellent outil éducatif et j’espère pouvoir l’animer personnellement très prochainement !

Au vu des slides trouvé sur le site de l’auteur, je pense que Yannick a un peu adapté le jeu pour passer les messages qu’il souhaitait. J’ai trouvé cela très efficace.