Comment taper un Macron avec un clavier ?

Comment faire pour parler de politique sans faire de politique dans un blog Hi-tech ? Je me suis remué le cerveau pendant longtemps et ça y est, j’ai trouvé… La preuve !

Selon Wikipedia, le Macron est un diacritique en forme de barre horizontale, que l’on place le plus souvent au-dessus d’une voyelle. Il modifie la valeur du son représenté par la lettre, indiquant le plus souvent que le signe qui le porte reçoit une quantité vocalique longue ou un ton particulier. Un diacritique est un signe accompagnant une lettre ou un graphème pour en modifier le son correspondant ou distinguer le mot qui l’inclut d’un autre mot homonyme.

Par exemple :

Pour pouvoir taper un Macron avec un clavier sous Windows, il va falloir travailler votre table Unicode. Le tableau qui est derrière ce lien contient  la liste de tous les caractères Unicodes avec un Macron. Il y en a quand même 74 ! Essayons de taper le second de la liste : Ā. Vous voyez que son code Unicode associé est U+0100. Le chiffre 0100 est exprimé en base 16. Pour pouvoir le taper avec votre clavier, vous devez le convertir en base 10. Utilisez la calculatrice de Windows et basculez en mode « Programmeur » puis cliquez sur Hex pour saisir un nombre Hexadécimal, c’est à dire en base 16. Tapez 100. Vous verrez immédiatement la correspondance en base décimale, c’est à dire en base 10 qui est dans ce cas 256.

Pour taper le caractère Unicode, appuyez sur la touche « Alt » sans la relâcher, puis saisissez sur votre pavé numérique le code décimal obtenu, en l’occurence 256 et relâchez le tout. Si tout va bien, le caractère va s’afficher. Si ce n’est pas le cas, c’est que le logiciel que vous utilisez ne le supporte pas, essayez alors avec Word. Une autre piste est le choix de la police de caractères. Toutes les polices ne fournissent pas l’ensemble des caractères Unicodes. Essayez alors avec la police Arial qui est complète. Cette méthode s’applique pareillement à tous les autres caractères Unicodes. Enfin, si vous n’avez pas de pavé numérique, c’est à dire une zone de touches numériques à droite de votre clavier, sachez que les chiffres de la ligne supérieure de votre clavier ne peuvent être utilisés. Votre clavier a certainement une touche « Verr. Num. » qui vous permettra d’utiliser le pavé numérique virtuel situé sur la partie droite des lettres de votre clavier et généralement représentés en bleu.

Certains logiciels, comme Word, proposent un menu « Insertion / Caractères spéciaux ». Vous avez alors une aide à la saisie plus graphique et donc plus facile.

Et sur Mac OS ? Comme d’habitude, c’est toujours plus simple ! Testez le logiciel Ukulele qui vous permet de créer des claviers virtuels à votre guise. Vous pourrez y insérer tous les caractères Unicodes que vous voulez dont les caractères avec un Macron.

Linux a un quart de siècle

Linux fête ce 25 août ses 25 ans, soit un quart de siècle. C’est en effet le 25 août 1991 que Linus Torvalds demande dans les newsgroups (le Web n’existait pas à cette époque) de l’aider à tester son nouveau programme, un noyau de système d’exploitation, fonctionnant comme Minix, le système à la mode à cette époque, développé en seulement 10 000 lignes de code. Ce n’était qu’un projet personnel sans prétention. Et pourtant, ce noyau deviendra le plus utilisé dans le monde puisqu’il est au cœur de la majorité des serveurs, des matériels embarqués et des smartphones (via Android). Seule exception notable : il n’a jamais percé comme ordinateur principal et reste cantonné à 1% d’utilisation.

linux

Linux, c’est toute ma jeunesse. Je le découvre à mon école d’ingénieur, Epita, en 1993. J’en installe même un à la maison… une version 0.x. Je l’ai rapidement abandonné sur mon ordinateur personnel, préférant l’interface de Windows et parfois de Mac OS, mais Linux aura toujours été présent dans ma vie. Au bureau, j’en avais une utilisation quotidienne. Et tous mes sites Web (dont celui-ci) sont hébergés sous Linux. Ma dernière ligne de code au boulot date de 2010, mon utilisation directe de Linux s’est éteinte à peu près à cette époque, mais je continue à développer à titre personnel avec des technos Web hébergées sous Linux.

Linux, c’est aussi le nom que j’ai donné à mon chat, né le 12 avril 1995 et que j’ai adopté alors que je venais tout juste de quitter mon école d’ingénieur. Il nous a quitté le 4 août 2012, après 17 ans de vie commune. Je ne pouvais lui donner un autre nom. Il ressemblait trop à Tux, la mascotte de Linux. La photo ci-dessous a été prise début août, juste quelques jours avant sa disparition. Je l’ai utilisée pour lui rendre hommage sur Facebook.

linux-le-chat

Aujourd’hui, je ne pouvais donc pas faire l’impasse sur cet anniversaire, fort en symboles. Si vous voulez étendre votre culture sur ce moment d’histoire, lisez le petit résumé historique publié par NextInpact ainsi que celui de 01Net qui offre en plus une photo de Linus Torvalds à l’époque.

Edit 26/08/2016 : l’interview de Linus Torvalds concernant cet anniversaire avec des révélations historiques sur  ZDnet.

Lima, une solution française pour simplifier la synchronisation des données personnelles

Il y a quatre catégories de personnes :

  • ceux qui n’ont aucune politique de sauvegarde et qui gardent leurs données précieuses sur le ordinateur uniquement
  • ceux qui sauvegardent leurs données sur un disque externe mais n’en gardent pas de copie sur leur ordinateur
  • ceux qui sauvegardent leurs données sur un disque externe et qui gardent une copie sur leur ordinateur
  • ceux qui sauvegardent leurs données sur le cloud

Les deux premières catégories vont pleurer dès qu’un problème matériel surviendra sur leur ordinateur ou leur sauvegarde unique. Cela arrivera forcément. Ce n’est qu’une question de temps. Ceux qui font partie de la troisième catégorie ne connaissent pas les vertues du cloud ou n’en ont pas confiance. Ceux qui utilisent le cloud le font généralement pour synchroniser leurs données sur plusieurs appareils.

Et si on veut synchroniser ses appareils sans peine sans utiliser le cloud ? Les solutions ne sont pas légion. Lima a pensé à cette catégorie de personnes en simplifiant au maximum ces opérations. Un simple boitier discret à connecter sur sa box sur lequel vous branchez un disque dur externe de la taille de votre choix et voila que tout son contenu est disponible et synchronisé sur tous les appareils vous appartenant. Les applications de synchronisation existent sur tous les OS, qu’ils soient fixes ou mobiles (iOS, Android, Windows, Mac OS). L’avantage de cette solution, c’est qu’elle est simplifiée au maximum et est donc accessible à tous. Attention tout de même, cela ne règle pas la problématique de sauvegarde des données mais il n’est pas interdit d’adjoindre une autre solution comme la sauvegarde synchronisée du disque sur le cloud. Cerise sur le gâteau, c’est français. Cocorico.

Pour en savoir plus, lisez l’article de Challenge agrémenté d’explications et de vidéos de démonstration.

La puissance des mises à jour automatiques et silencieuses

Vous savez bien que je suis un fervent défenseur des mises à jour automatiques et silencieuses plutôt que de solliciter l’accord de l’utilisateur. La plupart des utilisateurs sont en effet bien incapables de maîtriser le concept de l’opportunité ou pas de faire des mises à jour de leurs logiciels. Je m’étais déjà étalé sur le sujet en juillet 2012 dans  Les utilisateurs ne comprennent pas les mises à jour logicielles, en juin 2012 dans  Un site marchand crée une taxe pour les utilisateurs d’Internet Explorer 7, en décembre 2011 dans Internet Explorer se mettra à jour automatiquement dès janvier et en juin 2011 dans  Les mises à jour logicielles : automatiques ou pas ?

Clubic diffuse une mise à jour des navigateurs Internet utilisés dans le monde. Le bilan est éloquent. Analyse.

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Comment regarder sans coupure l’une des 2 milliards de vidéos de Youtube avec Free ?

Vous ne le savez peut-être pas, mais il y a depuis plusieurs mois un conflit entre Free et Youtube autour de la neutralité du Net. Pour faire simple et très résumé, Youtube diffuse énormément de données sur Internet. Free souhaite que Google, le propriétaire de Youtube, partage les frais associés à ce trafic. Pour transférer toutes ces données, vous imaginez bien qu’il faut des équipements costaud et coûteux, facturés justement en fonction du trafic de données. Depuis les débuts d’Internet, les opérateurs ont signé des accords de peering. Cela consiste à mettre en place des liaisons entre opérateurs sans facturer le trafic qui y circule partant du principe que cela bénéficie aux deux protagonistes. Le trafic est en général à peu près de 50% dans chaque sens. Sauf qu’avec Youtube, il y a une réelle asymétrie de l’ordre de 90/10. Dans le même temps, 100% des bénéfices publicitaires sont touchés par Youtube. Cette asymétrie est anormale. Free ne veut pas financer à lui seul les bénéfices que Youtube touche mais ne partage pas. D’autant plus que le trafic va encore augmenter maintenant que Youtube propose des chaines de télévision à péage, un secteur où Free est un concurrent très bien positionné avec son bouquet de plusieurs centaines de chaînes.

La conséquence de tout cela, c’est que le tuyau entre Free et Youtube est trop petit et ne permet pas aux utilisateurs comme nous de voir ces vidéos de manière fluide. Nous passons notre temps à voir la jauge de chargement entrecoupée de quelques secondes d’images animées. Un vrai calvaire !

Les français ont regardé en janvier 2013, 2 milliards de vidéos en provenance de Youtube. C’est 300 millions de moins que 3 mois plus tôt. La conséquence des problèmes avec Free ? Dans le même temps, le challenger Dailymotion a permis de voir 276 millions de vidéos en France, à peine plus de 10% de ce qui est vu sur Youtube. TF1, le troisième, n’est qu’à 65 millions de vidéos vues. Cela montre à quel point Youtube est prédominant.

Comment faire donc pour regarder ces vidéos sans encombres ? Faut-il quitter Free ? C’est parait-il l’un des principaux motifs de résiliation en ce moment. Non ! Il suffit d’aller récupérer les vidéos ailleurs. Plutôt que de les récupérer à partir du cache de Google, il faut se connecter directement sur les serveurs de Youtube. Et donc, bloquer l’accès au cache de Google pour ces vidéos. Plus simple à dire qu’à faire…

En réalité, c’est très simple à faire. Il suffit juste de connaitre la bonne commande et de la taper dans la bonne fenêtre. Voici un mini-tutorial. Lire la suite

Application native vs Web application : le duel fraticide

Les applications natives sont développées et compilées pour le système cible où elles s’exécutent. Elles ne fonctionnent donc que sur un seul système. Elles sont généralement développées dans le langage de prédilection du système, qui diffère d’un système à l’autre. Les applications Web, ou Web apps, s’exécutent au sein d’un navigateur Internet. Ces navigateurs étant présents sur tous les systèmes, elles peuvent s’exécuter sur tous les systèmes.

Chacune des deux solutions a des avantages et des inconvénients. Selon le contexte et le type d’application, une solution sera plus adéquate que l’autre. Mais quels sont ces critères ? Comment faire le bon choix ? Analyse. Lire la suite

Activez le serveur FTP sur Mac OS X Lion

Par soucis de simplification, la mise à jour de Mac OS X Lion a supprimé quelques fonctionnalités peu utilisées… du moins dans les interfaces.

C’est le cas du serveur FTP qui était activable via les préférences système dans la section Partage. Or, avec Lion, le choix n’est plus proposé.

Pour l’activer, vous devez saisir la ligne de commande suivante dans le logiciel terminal :

sudo launchctl load -w /System/Library/LaunchDaemons/ftp.plist

Au redémarrage de l’ordinateur, le serveur FTP sera toujours activé par défaut. Pour le désactiver, il suffit de retaper la même ligne en remplaçant load par unload.

 

Les nouveautés de Lion, le nouveau Mac OS X

Maintenant que Lion est sorti depuis quelques jours, il est temps de lire les revues faites par les habitués du Mac.

Autant le dire tout de suite, Mac OS X Lion fait parler de lui et risque de dérouter certains habitués du Mac. Le principe de cette nouvelle version consiste en effet à prendre le meilleur de ce qui a été fait dans iOs, le système adapté aux iPhones et iPad, pour en bénéficier sur Mac.

Cela va du scrolling de fenêtres qui est inversé par rapport à avant à la disparition de la zone dédiée à cet ascenseur de scrolling afin de gagner quelques pixels de plus. Pour se faire un avis sur ce nouveau système, il n’y a que deux choses à faire :

  • Lire la revue de John Siracusa, un spécialiste du genre, dont ses propos ont été traduits par Mac puissance 10,
  • Et bien entendu, l’essayer longuement, car c’est l’usage dans la durée qui vous permettra réellement de trancher.

Windows 8 : première démonstration du futur système de Microsoft

Microsoft vient de faire la première démonstration au grand public de ce que sera le nouveau Windows 8.

C’est une toute nouvelle interface adaptée à l’utilisation des tablettes tactiles, très bien pensée et très pratique. Mais c’est également une application ou une partie de système intégrée au Windows classique que nous connaissons. Il sera possible de passer facilement d’un mode à l’autre, qu’on soit sur une tablette ou un PC.

L’autre point important, c’est que Microsoft a lui aussi compris qu’il était primordial d’avoir des applications en plein écran et qu’il fallait utiliser toute la surface de l’écran. Un bon point !

Apple annonce dans quelques jours la nouvelle version de son système. Je parie que très rapidement, iOS et Mac OS X seront fusionnés et qu’il sera possible aisément de passer d’une application réalisée pour un système à une application réalisée pour l’autre. Il aura fallu attendre l’avènement des tablettes tactiles pour que les éditeurs commencent à penser à l’ergonomie de leur logiciels. Il était temps !

win8 windows 8

Lisez l’article de Clubic à ce sujet et regardez la vidéo de démonstration ainsi qu’un autre article de Clubic toujours à ce sujet.

Chrome OS est officiel et tournera sur des Chromebooks

Chrome OS a eu beaucoup de retard, mais il est enfin annoncé.

Je regarde de près l’actualité autour de Chrome OS depuis l’année dernière. Ce nouveau système d’exploitation de Google qui remplace Windows, Mac OS, Linux et les autres, a pour but de faciliter à l’extrême l’accès à Internet. D’ailleurs, ce système ne sait faire que cela. Il n’y a pas de disque dur pour stocker ses photos ou ses mails. Tout est dans le cloud !

J’en parlais déjà dans un article de novembre de l’année dernière, « Google Web Store et consorts : l’invasion des stores« . Je signalais d’ailleurs son retard et pensait qu’il sortirait d’ici la fin de l’année. Dans un article publié en avril dernier, « Chrome OS, premier test : «Sans connexion, votre machine ne sert à rien»« , l’espoir d’une sortie imminente arrivait. Et maintenant, le voila.

J’ai beaucoup d’espoir pour ce nouveau système. Pour beaucoup d’utilisateurs, surtout les novices, ce sera un appareil simple à utiliser et efficace. Pas de mises à jour compliquées à gérer, d’antivirus à installer et tous ces petits tracas qui font de Windows un système compliqué (et même si c’est moins compliqué avec Mac OS X, c’est à peine mieux).

Bienvenue à Chrome OS. J’ai hâte de le tester en vrai pour me faire une opinion définitive sur ce système que j’attends depuis plus d’un an.

Pour en savoir plus, lisez l’article sur PcINpact.